Convocation à 14h, en sachant qu'on se présente facilement 1/2h avant... et ben on est passé avec une heure de retard. Remarque, toutes les autres épreuves se sont déroulées dans les temps alors on peut s'estimer heureux quand meme.
Ca m'aura permis de gribouiller une lettre de motivation pour accompagner mon CV que j'ai déposé dans l'urne prévue pour postuler dans la région. Parce que je le répète, avec ce concours une fois en poche, on peut postuler dans toute la France.
Alors comment ça s'est passé, difficile à dire. Le jury, composé de 3 pompiers, (parce qu'il peut aussi y avoir des maires ou autres...) n'a pas cherché à m'intimider. Ils étaient calmes, se montraient à l'écoute et ne cherchaient pas à me piéger. Toutefois c'est vrai qu'ils ont posé des questions assez vastes et j'ai été un peu destabilisée, du genre :
parlez nous de la fonction publique?
pensez vous que l'intervention des pompiers devrait rester gratuite?
que pensez vous qui puisse etre attractif en Seine Maritime pour la carrière d'un pompier?
que pouvez vous apporter à une équipe de garde?
Et puis ma présentation comportait trop de choses que j'ai débité en trop peu de temps (le stress!) et cet afflu d'information les a fait lacher prise (au début je les voyais prendre des notes, et au fur et à mesure ils ont laissé tomber!).
J'avais misé sur le fait que j'avais beaucoup bougé (sous entendu ça ne me fait pas peur de bouger de nouveau) mais trop d'info tue l'info et ils sont revenus éclaircir le tout à la fin de ma présentation :
"et là vous etes où? vous faites quoi? vous avez quel age? ... OK"
Et puis par moment une certaine confiance s'est installée en moi et je me suis faite piéger :
"et votre ami fait quoi comme travail?
- cuisinier
- et qui est ce qui suit l'autre?
(vu que le cas ne s'est vraiment présenté qu'une fois : à Montréal)
- comme on le privilégie pour son CV, son 'plan de carrière', on le place d'abord et moi qui suit plus polyvalente, je trouve sans trop de difficulté après."DONC : c'est moi qui le suit!! aïe aïe aïe! si José bosse dans le territoire de Belfort, ils vont croire que naturellement je vais postuler dans le 90 AVANT de postuler dans le 76!!! grrr! me suis faite grillée sur ce coup là! et vu que les places coutent cher chez les pompiers, c'est possible qu'ils privilégient d'autres personnes, soit du département, soit sans attache.
Mais bon c'est difficile de juger si on a fait bonne impression ou pas. J'imagine qu'ils prennent des notes et qu'ils attendent plus ou moins de voir tout le monde avant de prendre une décision définitive.
Et puis avec plus d'1 chance sur 2 d'etre prise (un peu plus de 700 candidats pour 400 postes), il ne faut pas perdre de vue que tout n'est pas gagné. Si on est recruté, on suit une formation de 4 mois appelée FI (Formation Initiale). et la question piege du jury :
A quoi vous attendez vous à cette FI?
Un peu par choix (pour ne pas arriver blindée de préjugés) et aussi par manque d'information, je ne sais pas grand chose là dessus.
On manoeuvre beaucoup c'est sur, et je pense que les formateurs nous testent à l'endurance. Endurance physique bien sur avec un enchainement de manoeuvres, des nuits courtes, certaines entrecoupées de manoeuvres de nuit d'ailleurs, et puis endurance morale. Je pense que c'est une formation un peu en vase clos où l'on teste aussi les nerfs et la capacité à vivre en groupe et à surmonter les tensions qui peuvent en émaner. Un peu comme une vie en casernement durant 4 mois, meme si je pense qu'on peut couper le week end en rentrant chez soi. Mais ce n'est pas évident à chaque fois.
Alors à cette question "à quoi vous attendez vous?" j'ai répondu avec un grand sourire "à beaucoup de surprises!".
En 2003 la FI que j'ai suivi en tant que volontaire ne durait que 15 jours et on rentrait chez soi à chaque fin de journée et le week end bien sur.
Mais de toute manière on y croit!! d'ailleurs à la derniere question du jury :
"quelle qualité vous définirait le mieux?"
- PERSEVERANTE!!!
et on s'est quitté là dessus.